Le second tour des législatives à Montreuil (1)
Par Patrick Petitjean
Première saison --
Ainsi, une nouvelle fois, les électeurs de Montreuil vont avoir le 17 juin un candidat unique, les socialistes, sans surprise, ayant retiré leur candidate. Un bel exemple du dévoiement par la gauche du "désistement républicain". En trois épisodes : (1) La position collective des Verts – (2) Le désistement républicain et votre serviteur – (3) Le retrait, annoncé d'avance, du PS
Premier épisode : La position des Verts de Montreuil
Lors de la réunion du groupe local le lundi soir, une position volontairement laconique a été prise, avec une large majorité de "pour", quelques abstentions, et aucun "contre" :
"Les Verts de Montreuil remercient les 1867 électeurs qui ont voté pour Fabienne Vansteenkiste, ce qui est un des meilleurs scores nationaux des Verts. Nous nous félicitons du faible score de la droite à Montreuil, tout en regrettant le fort taux d'abstention. Nous appelons nos électeurs à voter au second tour selon leurs convictions de gauche et écologistes."
Cette position aurait été la même si la candidate socialiste s'était maintenue. Elle a été prise avant la décision de la section socialiste.
L'appel à soutenir le candidat unique a été complètement écarté, de même qu'un appel à l'abstention.
Après le retrait du PS, cette position couvre deux possibilités : le vote blanc (ou nul), et le vote pour le candidat unique. Il n'est pas apparu essentiel de choisir entre ces deux positions, au regard des enjeux politiques. Elles ont chacune leurs bonnes raisons :
- le caractère scandaleux de toute candidature unique qui prive les électeurs de leur possibilité de choix, mais si le vote blanc est une bonne position de principe dans cette situation, ce n'est audible que par les militants, pas par la masse des électeurs qui votera avec ses pieds.
– l'importance, au regard de la situation nationale, que le nombre de voix comptabilisées "à gauche" soit la plus forte possible, même au prix de se boucher le nez en votant pour le candidat unique.
Ces deux positions se retrouvent d'ailleurs parmi les électeurs écologistes, comme parmi nos partenaires potentiels pour les élections municipales. Le choix a été fait de s'en tenir au laconisme, vu l'absence d'enjeu réel : le candidat unique aura 100% des suffrages exprimés.
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