Encore et toujours les murs à pêches
Par Patrick Petitjean
Comme indiqué par Fabienne dans le billet du vendredi 29 juin, où elle fait le récit du conseil municipal, la municipalité s'est sentie obligée d'afficher une "prise de conscience" tardive de la pollution sur le site, les habitants ayant réussi à briser le silence de la presse (notamment un reportage sur FR3 IdF). L'avenir dira s'il l'affichage sera suivi d'actions. En attendant, voici de nouveaux documents fournis par les habitants.
Les habitants ont mis sur dailymotion une vidéo complémentaires des photos passées il y a quelques semaines sur ce blog.
Il est paru aussi un article sur rue89.com avec un vidéoreportage, intitulé "Les Montreuillois en guerre pour sauver leurs murs à pêches", par Maria Mancilla (Rue89) le 27/06/2007.
Et finalement le communiqué des habitants qui a accompagné le dossier envoyé aux journalistes :
COMMUNIQUE DE PRESSE
Nous sommes des habitants et riverains du quartier St Antoine dit des Murs à Pêches à Montreuil (93100). Certains vivent en caravanes, d’autres en pavillons ou habitats collectifs, tous unis nous protestons contre la passivité ?, l'intérêt ?, du député Maire, Jean-Pierre Brard qui, depuis plus de 10 ans, ne répond pas aux contestations de ses administrés quotidiennement confrontés à de lourdes nuisances. Nous subissons chaque jour, un va-et-vient incessant de poids lourds (50 à 100 camions/ jours à partir de 4h30 du matin) dans des rues étroites, non adaptées à un tel trafic et interdites au plus de 3,5 tonnes.
QUE FONT CES POIDS-LOURDS ? Certains transportent jusqu'à 40 tonnes de plots de balisage autoroutier. D'autres transportent des déchets et du tout venant de chantiers BTP.
OU VONT CES DECHETS ? Ces déchets sont triés à même le sol, à l’air libre, à l’intérieur de quelques parcelles du quartier des Murs à Pêches, qui a été partiellement classé en décembre 2003: 8 hectares sur 38 ont été classés site et paysage pour leur valeur patrimoniale horticole et paysagère singulière. Mais, aujourd’hui, nous faisons un constat dramatique : Environs 2000 m3 de déchets sont épandus dans la parcelle au 91 rue Saint Antoine. Le tas démentiel monte jusqu’à 9 mètres de hauteur, s‘étend sur plus de 60 m de longueur. Une machine, sorte de moissonneuse-batteuse, broie le tout pour donner un fin mélange de laines de verre, gravats, sacs, matelas, bois, déchets hospitaliers, et autres non identifiés. Cela génère une fine poussière qui est projetée au gré du vent, les habitations les plus proches étant à moins de 3 mètres : de l’autre côté du Mur à Pêches mitoyen, vit une famille de 5 personnes dont un enfant de moins d’un an.
OU REPARTENT LES DECHETS ? Dans des semi-remorques (immatriculés dans toute la France...) dont le contenu est dissimulé par une couche de terre ou par une bâche.
POUR QUELLE DESTINATION ? ….
QUE FAIT LA MUNICIPALITE ? Rien ! Il suffirait d'un simple coup de fil de M. le Député-Maire pour que tout s'arrête : L’arrêt de ces pratiques est de son ressort. Ce quartier abrite une Zone Industrielle de fait, qui n’est pas réglementée puisqu’elle n’existe pas officiellement. D’autre part, le saccage et la dévalorisation du quartier des Murs à Pêches se sont intensifiés concomitamment aux projets d’urbanisation du quartier désirés par M. Brard, qui est parfaitement au courant de ce qui se passe dans le quartier.
FACE A UN TEL RISQUE SANITAIRE OU EST CETTE FAMEUSE CONSCIENCE PLANETAIRE ??? Nous exigeons l’arrêt de ces pratiques irresponsables, le déménagement de ces entreprises et qu’une enquête approfondie soit menée (nature des marchés, nature des déchets traités, conditions de travail, état sanitaire du chantier et du quartier etc..). Nous exigeons la dépollution des sols. Nous exigeons de participer activement au projet d'aménagement de ce quartier en cours.
POUR NOUS CONTACTER : adhm93@hotmail.fr
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