Rapport officiel sur les bibliothèques de Montreuil
Par Fabienne Vansteenkiste
Voici le rapport 2006 de l'inspection générale des bibliothèques sur les bibli de Montreuil. Pas vraiment de quoi être fier. Je rappelle que le maire nous traite carrément d'ennemis de la culture (j'ai été comparée à Goebbels, plusieurs fois) parce qu'on s'est opposé à dépenser 14 millions d'euros pour remplacer le théâtre qui n'avait que 12 ans...
Le budget annuel d'acquisition des biblis est tombé à moins de 200 000 euros. Je sais bien qu'on ne doit pas comparer budget de fonctionnement et investissement, mais quand même...
Alors évidemment, des romans, on en trouve encore tout plein. Mais essayez un peu du coté des essais, des livres politiques.. Une misère. Le rayon féminisme, ça vous permet de trouver des études de 1974, interessantes pour les historiens. Mais quand on cherche des livres récents...
Quant à une médiathèque, on en est encore loin...
Rapport 2006 de l'Inspection générale des bibliothèques (les soulignés sont de moi)
http://www.education.gouv.fr/cid236/les-rapports.html
Le réseau des bibliothèques de Montreuil présente deux axes en cohérence avec
la politique culturelle mise en place par la ville : la primauté donnée à une offre de
collections imprimées de qualité, la prise en considération du public des jeunes. Mais les
moyens ne viennent pas réellement à l’appui de ces ambitions. La bibliothèque centrale
(1974) fait maintenant figure de bâtiment obsolète au regard des nouvelles
médiathèques environnantes. Avec l’augmentation de la population, elle n’est aux
normes. Le réseau ne couvre pas l’ensemble du territoire et n'est pas à la hauteur des besoins de la population.
Le budget de fonctionnement n’a pas progressé, les effectifs restent faibles. Le
budget d’acquisition, tombé sous la barre des 2 €/ habitant, s’est relevé depuis 2003, au
détriment d’autres postes (animation). Le multimédia n’est pas assez présent dans les
collections. Les bibliothèques ne sont pas vraiment armées pour réduire la fracture numérique existante, en particulier dans les quartiers.
Les heures d’ouverture sont beaucoup trop restreintes.
Les résultats sont mitigés. Le taux d’usagers emprunteurs (13,30%), en baisse
constante, est inférieur de quatre points à la moyenne nationale et l’augmentation du
nombre de prêts demeure inférieure à celle des bibliothèques comparables.
L’établissement a subi des départs en série, qui ont abouti à le laisser sans conservateur entre 2003 et 2005. Enfin l’opération de réhabilitation du centre de Montreuil autour d’un pôle culturel et commercial a ignoré complètement la bibliothèque centrale, dans une ville qui a pourtant toujours mené une politique active en matière de livre et lecture. Ce service municipal devrait retrouver une stabilité de direction depuis l’automne 2005. Le budget de fonctionnement connaît une embellie, de nouveaux personnels ont été recrutés. Les priorités sont : rattrapage du budget de fonctionnement, en particulier pour les acquisitions, accent sur le multimédia et l’équipement en informatique pour le public, poursuite de la requalification et du renforcement des équipes, abondement du budget d’animation. Il conviendrait aussi d’examiner les modalités de l’extension des heures d’ouverture. La conservation et la sécurité du fonds patrimonial doivent également être prises en considération. Mais la bibliothèque ne pourra vraiment progresser que si la ville décide de mettre à l’étude un plan de requalification et de mise aux normes des équipements : la meilleure solution passerait par la construction d’une nouvelle bibliothèque centrale incluse dans un projet de rénovation urbaine, le bâtiment actuel étant transformé en bibliothèque de quartier.
mardi 25 septembre 2007 à 00:18 :: Culture - Méliès :: rss
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