Le Communiqué de l'UL-CGT

Nouveau rebondissement dans le feuilleton du voyou Griallet : dans l’après midi du 11 septembre, soit très exactement une semaine après l’exécution du jugement inique rendu par le TGI de Bobigny ordonnant l’expulsion des 21 ouvriers en grève des locaux qu’ils occupaient depuis le 22 mai, le Procureur de la République a décidé la mise sous scellés du dépôt du 3 bis rue des Batteries à titre conservatoire !

Tout commence le matin de ce 11 Septembre 2008.
Jean-Luc GRIALLET accompagné de sa belle-sœur Corinne GRIALLET (gérante de la nouvelle société que les GRIALLET ont créée en pleine grève) et de son neveu, font leur apparition, après plus d’1 mois d’absence, au 3 bis rue des batteries avec la ferme intention d’emporter avec eux tous les documents de la société encore présents sur le site afin de les soustraire à la justice.

Les salariés voyant les GRIALLET entasser plusieurs cartons de documents devant les portes de l’entreprise, décident d’alerter le député Jean-Pierre BRARD. Arrivé rapidement sur les lieux, ce dernier prévient immédiatement la police afin d’empêcher la destruction des preuves.

Le temps que les autorités arrêtent une décision, les GRIALLET en profitent pour charger les cartons dans leur véhicule et s’échapper.
Mais, coup de théâtre, à peine 1 heure après leur fuite, la décision tombe : le Procureur de la République ordonne la mise sous scellés des locaux du 3 bis Rue des Batteries !
Décision juste mais trop tardive pense-t-on alors… On se trompe : peu de temps après, les salariés assistent, hilares, au retour du fuyard, solidement encadré par une escorte de police, sommé de remettre les cartons à leur place !

Moralités, quand on a affaire à un escroc, il faut se méfier des apparences :

- Chez GRIALLET, les clandestins, ce ne sont pas les salariés qui réclament haut et fort depuis 4 mois, au vu et au su de tous, le droit à vivre dignement, mais le patron, Jean-Luc GRIALLET, radié du Registre des métiers depuis 24 ans et qui n’a plus versé un seul salaire depuis 4 mois à ses ouvriers.

- L’interdit de séjour au 3 bis rue des Batteries, désormais, ce ne sont plus les salariés, qui ont contourné l’inique jugement d’expulsion en déplaçant l’occupation sur la voie publique, mais Jean-Luc GRIALLET qui n’a plus le droit de retourner dans ses locaux tant que la justice enquête !

La CGT attend désormais des employeurs de la branche qu’ils assument la responsabilité collective de délivrer des promesses d’embauche permettant la régularisation des anciens esclaves de GRIALLET.