Bizi, les amis de la terre, Attac, le collectif ANV-COP21 (action non violente, formé à l'occasion de la COP21, et qui avait coordonné plusieurs des manifestations interdites de la quinzaine), appuyés par Emmaus (Lescar) avaient organisé un camp, avec formation à l'action non violente, depuis le WE, en vue de bloquer le sommet pétrolier. Plus de 500 personnes sont passées par ce camp.

La conférence pétrolière s'était ouverte le mardi 5, et de premières actions ont eu lieu. On peut en trouver le récit, et des photos, sur le site de Bizi (ainsi que d'autres éléments sur cette mobilisation), avec aussi une vidéo. Dans la nuit de mardi à mercredi, les actions se sont poursuivies : les congressistes ont été tirés de leur sommeil par un fort volume sonore au milieu de la nuit, et lessorties de leur hôtel ont été cadenassées.

Pour le 2e jour de la conférence, le palais des congrès de Pau était mieux gardé que la veille, rendant impossible toute approche des lieux.

Une chaine humaine s'est formée en fin d'après midi, et s'est progressivement étoffée

Un maillon de la chaîne

Au final, ce sont près d'un millier de personnes qui ont participé à l'action. Elles ont pu voir une (fausse) délégation de congressistes

distribuant de faux billets

et convoyant un puits de pétrole

La banderole du congrès, telle un puits de pétrole, s'enflammait spontanément à l'arrivée de cette délégation

avec une intervention finale de Txex

Des peluches (faussement) mazoutées avaient été disposées le long des grilles du palais

et une équipe de secouristes intervenait sur la "scène du crime climatique"

Total fut particulièrement conspué, en raison de son importation de gaz de l'Arctique grâce à son accord avec Gazprom